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lundi 19 septembre 2011

Les poissons ...

LE CHEVAINE
Leuciscus cephalus - Linné, 1758
Famille des Cyprinidés

Description
Le chevaine possède un corps puissant, de forme fuselé, adapté à la nage même dans les courants soutenus. Il est recouvert de grandes écailles marquées d’un liseré noir. La tête, massive et robuste, se termine par un museau rond qui surmonte une bouche largement fendue, dépourvue de barbillons. La nageoire caudale est large et échancrée, les ventrales se situent à l’aplomb de la dorsale.
Sa coloration varie selon les eaux dans lesquelles il vit. Généralement, le dos est brunâtre, les flancs recouverts de reflets métalliques, la face ventrale est blanche. Les nageoires sont grisâtres, exceptées l’anale et les pelviennes rouge-orangées. Le liseré sombre qui marque les bords libres de la dorsale et de la caudale fait reconnaître le chevaine même de très loin.

Habitat et mœurs
Le chevaine possède une remarquable capacité d’adaptation aux milieux assez larges, aussi bien au niveau de sa reproduction que du choix de son habitat, il a su résister et survivre là où tant d’espèces ont régressé... C’est un habitant des eaux courantes, fraîches mais non froides. On le rencontre dans la partie moyenne des rivières, de la zone à brème à la zone à truite. A l’exception des étangs et mares où il est absents car dans l’impossibilité de se reproduire, il peut vivre également dans les canaux, dans les lacs et sablières... dans la mesure où tous ces types d’eau communiquent avec une rivière.
En hiver, le chevaine s’installe dans les zones calmes à proximité des courants, le long des berges creuses, dans les remous lents et puissants, en amont des fosses... Au printemps, il passe et repasse dans tous les secteurs où se développe la végétation aquatique, peu profonds au courant agité, et partout où les insectes sont nombreux… En été, il se met aux aguets proche de la surface, le plus souvent à l’ombre et il est prêt à avaler tout rond toute sorte de friandises... En automne, les remous et obstacles immergés lui permettent sans trop d’efforts de passer la plus grande partie de la journée à s’alimenter.

Régime alimentaire
Le chevaine est capable d’identifier de très loin la moindre effluve de nourriture... Tout intéresse ce grand opportuniste au régime alimentaire extrêmement varié : mollusques, crustacés, alevins, têtards, larves diverses, insectes aquatiques et terrestres, débris végétaux et organiques, mousse, algues, fruits tombés accidentellement des arbres… Mais cet appétit féroce ne l’empêche de demeurer à tout moment particulièrement méfiant.

Reproduction
La maturité sexuelle est atteinte chez les mâles à l’âge de 4 ans et chez les femelles à l’âge de 5 ans. La reproduction se déroule entre avril et juin, lorsque la température de l’eau atteint 15°C, dans des zones peu profondes, bien oxygénées, à fond propre.
Durant cette période, le mâle arbore des couleurs plus vives et comme la majorité des cyprinidés, se couvre de boutons de noce sur la tête et le corps. La femelle libère de 20.000 à 200.000 ovules qui, fécondées, adhèrent aux graviers. L’incubation dure une semaine. La croissance est assez rapide.

lundi 12 septembre 2011

Les poissons ...

LA  PERCHE

La perche est un poisson d’eau douce appartenant à la famille des percidés. Elle vit dans les eaux stagnantes des étangs et des lacs, mais apprécie également les rivières à faible courant. Autochtone dans le Nord de la France, elle s’est répandue vers le sud par les canaux.

La perche mesure de 25 à 35 cm en moyenne, mais elle peut atteindre 50 à 60 cm. Elle pèse entre 2 et 3 kilos. Elle possède un corps assez haut, un dos gris-vert et des flancs marqués de bandes foncées. Son ventre est blanc. Les nageoires dorsales de la perche sont de couleur brun-vert, tandis que les autres nageoires sont rouges. Sa première nageoire dorsale et ses opercules sont épineux. Prédateur vorace, la perche se nourrit de poissons. Sa bouche est donc munie de petites dents pointues.
De nombreuses autres espèces de poissons ont été nommées "perche", même si elles n’appartiennent pas à la même famille. Nous pouvons notamment citer la "perche soleil", que l’on importe des Etats-Unis, ou encore la "perche de mer", qui est une espèce de bar tacheté.
La perche est assez abondante dans les lacs et rivières de France. Elle ne fait l’objet d’aucune protection particulière, ni pour la période de pêche, ni pour sa taille légale de capture. On la rencontre en Europe, mais également en Amérique du Nord et en Asie.

lundi 29 août 2011

Les poissons ...

BREME  COMMUNE

Famille: cyprinidés
Ordre: cypriniformes
Taille: 30 cm à 70 cm
Reproduction: mai à juin
Alimentation: petits invertébrés



Il existe en France deux espèces de brèmes, la brème commune et la  brème bordelière. La première est plus répandue que la seconde, et se caractérise par un corps comprimé en forme de plateau, gris-noir sur le dos jaune-vert sur les flancs et blanc sur le ventre. Les brèmes vivent en bancs, en général près du fond. Les deux espèces cohabitent souvent sur les mêmes lieux.  Les adultes se tiennent en pleine eau durant la journée et ne se rapprochent de la rive qu'à la tombée du jour, pour s'alimenter . Au moment de la reproduction, les brèmes se réunissent en eau peu profonde, parmi la végétation, pour frayer. Les mâles s'ornent  alors d'un tubercule nuptial. Les oeufs adhèrent à la végétation et éclosent 5 à 10 jours après.  Les alevins vivent en bancs près des rives.

dimanche 3 avril 2011

Les poissons ...

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jeudi 17 mars 2011

Les poissons ...


TRUITE DE MER

Description :
La description de la truite de mer est en tous points semblable à la truite de lac. Très élancée, la truite de mer est puissante et possède des nageoires bien développées, dont la caudale, particulièrement large. La coloration de la robe est variable car cette espèce, très polymorphe, a des parures différentes en fonction de son habitat. Elle est argentée quand elle arrive de la mer et brunie pendant sa migration vers la zone de reproduction. La taille moyenne de ce poisson oscille entre 40 et 50 cm pour un poids moyen de 1 à 2 Kg mais peut atteindre 1 mètre de longueur pour 7 à 8 Kg. Sa chair, très appréciée, est plutôt maigre (valeur énergétique 94 Kcal/100gr, protéines 16 à 20 %, lipides 2 à 4 %).
Mode de vie :
Le mode de vie de la truite de mer rappelle par de nombreux aspect celui du saumon, tant sur le point de la migration que celui du comportement ou de l’occupation du territoire. Cependant, sa migration en mer est beaucoup plus limitée dans l’espace que celle du saumon atlantique puisqu’il est relativement fréquent qu’une truite de mer remonte frayer après un seul été en mer. Mature dès l’âge de 2 ou 3 ans, elle va rejoindre au début de l’hiver les zones amont des rivières après une migration plus ou moins longue. La femelle va aménager une sorte de dépression dans les graviers et va y déposer ses oeufs qui seront fécondés par le mâle. Les alevins vont éclorent au bout de 8 à 10 semaines et migreront à leur tour vers l’aval de la rivière. Puis, au bout d’un ou deux ans, ils dévaleront vers la mer pour grossir à proximité des côtes.
Répartition géographique :
La truite de mer est surtout présente sur les petits fleuves de Bretagne et de Normandie où elle a bénéficiée des programmes développés pour le saumon atlantique (Touques, Bresle, Orne, etc ...). Il semblerait, depuis quelques années, que la capture de truite de mer remontant les fleuves côtiers du sud de la France soit de plus en plus fréquente. Ce qui vient contredire l’idée, initialement soulevée, que la mer Méditerranée était beaucoup trop salée pour y abriter la truite de mer.

lundi 7 février 2011

Les poissons ...

ENCORNET
Mollusques marins faisant partie du groupe des céphalopodes ("une tête avec des pieds"). Voisins de la seiche, comme elle, ils possèdent une poche à encre qui leur permet de s'enfuir en aveuglant leur adversaire.
Ils possèdent un squelette cartilagineux et leur pied s'allonge et se divise en un ensemble de huit à dix bras ou tentacules.
L'encornet appelé aussi "calmar ou calamar", vient du mot latin "calimarius" signifiant "écritoire". Il possède un corps très mince, long en forme de torpille se terminant par deux nageoires triangulaires à l'arrière de l'animal. Il possède 8 bras et 2 tentacules, toutes munies de ventouses. Il mesure en général 30 cm, mais certaines espèces atteignent 1,5 mètre.

mercredi 8 décembre 2010

Les poissons ...

CIVELLES
Civelle ou pibale sont les noms vernaculaires désignant l'alevin (ou leptocéphale) de l'anguille européenne.
Le nom vernaculaire utilisé pour désigner ces alevins dépend de la région. Le mot civelle désigne donc, par extension, les alevins d'anguilles.
Avec un maximum de 2 900 alevins par kilogramme, la larve de l'anguile mesure 7 mm au moment de s'engager sur le retour depuis les Sargasses vers les eaux continentales où elle deviendra adulte en douze mois.
Lors de son périlleux voyage, la civelle de l'anguille d'Europe rencontre de nombreux de dangers. Elle est la proie des poissons prédateurs, de tortues, d'oiseaux marins puis des habitants de l’estuaire et elle doit affronter le parcours parfois très artificialisé des fleuves et rivières où elle devra encore pour survivre échapper à son principal adversaire, le pêcheur.
La demande étant croissante, les quantités pêchées l'ont aussi été, atteignant 200 t/an (estimation) dans les années 1978-1979.
Les acheteurs de cette denrée, autrefois locale, sont désormais des pays étrangers tels que l’Espagne, le Mexique, la Russie. Récemment, un nouveau marché s’est ouvert avec les pays asiatiques qui demandent des civelles vivantes pour l’élevage. En effet, il a jusqu’alors été impossible de faire se reproduire des anguilles en captivité et la seule solution connue est de prélever des alevins. Les civelles sont élevées en Chine et revendues adultes au Japon, en Corée du Sud et à Taïwan où leur chair est très appréciée.
Les prix de vente oscillent entre 150 et 200 euros le kilogramme ; on relève même le prix record de 1000 euros. Sachant qu’il faut environ 2900 alevins pour obtenir un kilo, les pêcheurs prélèvent un nombre important de civelles qui n’atteindront jamais l’âge adulte et n’iront donc pas se reproduire dans la mer des Sargasses. De ce fait s’est rapidement posée la question de la diminution de la ressource et de la disparition de l’anguille. Plusieurs solutions ont été mises en place pour tenter d’y remédier.

lundi 22 novembre 2010

Les poissons ...

SOLE
La chair fine de la sole est très prisée depuis l'Antiquité. Les Romains étaient très friands de ce poisson qu'ils dégustaient volontiers mariné dans du sel.
L'époque de Louis XIV a fait d'elle un aliment haut de gamme, qualifiée de "mets royal" et, au 19ème siècle, les plus grands chefs s'en sont laissés inspirer pour créer des plats dignes de sa finesse.
La sole vit dans les fonds sablonneux et vaseux des mers chaudes et des eaux froides, en fonction de l'espèce dont il s'agit. Enfouie toute la journée dans le sable, elle part à la chasse aux coquillages et crustacés pour se nourrir, la nuit. Mer du Nord, Manche, côte-est de la Méditerranée et de l'Atlantique, et Pacifique sont peuplés de différentes variétés de ce poisson dont la taille et la saveur varient significativement. Ainsi, filets et chaluts pêchent des poissons de 10  à 60 cm dont le poids moyen de 200 g atteint parfois 1 kg. Une norme de taille minimale pour la vente en Méditerranée a, cela dit, été fixée à 24 cm.
De la famille des soléidés, la sole est un poisson plat et ovale, dont les deux yeux se situent à droite de la face supérieure. Arme de camouflage, celle-ci prend la couleur du milieu où évolue le poisson et se nuance ainsi du beige au noir. La face inférieure, quant à elle, est totalement blanche. Elle vit jusqu'à 130 mètres de profondeur : ce sont d'ailleurs ces espèces qui sont les plus prisées.

lundi 8 novembre 2010

Les poissons ...

MAQUEREAU
C'est un poisson au corps fuselé. Son dos est bleu-vert, zébré de raies noires, tandis que le ventre est d'un blanc argenté. Ses deux nageoires dorsales sont relativement espacées, il possède aussi des vestiges de nageoires, appelées pinules. Sa queue est très échancrée. Les sujets adultes dépassent rarement les 50 cm, leur taille moyenne va de 30 à 40 cm pour un poids de 500 g à 1 kg.
Le maquereau peuple la plupart des mers, dont l'océan Pacifique, l'Atlantique et la mer Méditerranée. C'est un poisson migrateur qui vit l'été dans des eaux froides avant de repartir vers des eaux plus chaudes en automne.
Il vit en bancs et se nourrit essentiellement de zooplancton. Cependant, pendant sa période de reproduction, de mars à juillet, il devient prédateur et chasse les poissons de petite taille comme les sardines ou les anchois, ainsi que de mollusques et petits crustacés. Ses principaux prédateurs sont les dauphins, les thons, et bien sûr les hommes, qui en pratiquent une pêche industrielle.
Le maquereau est un poisson disponible presque toute l'année, abondant et bon marché. Sa chair est fragile, il faut le consommer rapidement après l'achat. Il fait partie des poissons gras, comme le thon ou le saumon. Sa teneur en graisses varie toutefois de manière importante suivant la période de l'année. Sa teneur calorique va de 120 à 180 kcal pour 100 g.

lundi 18 octobre 2010

Les poisssons ...


TRUITE FARIO

Plusieurs espèces d'eau douce ont aussi des exigences très précises en matières de de frayères, de nurseries et de dynamique de populations qui leur imposent d'importants déplacement au sein du réseau hydrographique. C'est le cas de la truite"fario" de rivière pour laquelle le chevelu des petits ruisseaux assure l'essentiel du recrutement en alevins te truitelles.
Famille : salmonidés
Taille minimale de capture : 23 cm sur toutes les rivières sauf sur le Bassin de l’Huisne, Touques, Risle, Iton où celle-ci est de 25 cm.
Habitat : La truite fario vit dans les eaux courantes, fraîches et oxygénées. On en trouve souvent à la sortie d’un rapide ou à proximité d’une cache (racine, gros rocher ou arbre mort).
Alimentation : Larves, insectes, vers et petits alevins.
Reproduction : Entre décembre et janvier, la truite fario migre vers l’amont du cours d’eau principal ou vers de petits affluents pour se reproduire sur des bancs de graviers, sur des radiers. Le choix de l’emplacement de la frayère est déterminant puisque une bonne oxygénation des oeufs est nécessaire. La truite fario a donc tendance à rechercher des hauteurs d’eau faibles aux courants assez importants. Les grandes crues, les matières en suspension ou les destructions physiques des animaux (piétinement du bétail)sont autant de dangers qui rendent la frayère vulnérable.
Comment la reconnaître ? A sa robe ponctuée de points rouges et noirs bordés de blanc et à ses nageoires au liseré blanc (parfois même blanc et noir). 

samedi 9 octobre 2010

Les poissons ...

L'ALOSE
Ces grosses sardines ont choisi de pondre à l'abri des rivières.

Les aloses appartiennent à la famille des clupéidés, comme le hareng ou la sardine, et se reproduisent en eau douce sur la partie basse et moyenne des axes fluviaux. Les eaux de la façade de la Manche sont fréquentés par 2 espèces :
- la grande alose, Alosa alosa, dont la taille adulte se situe entre 40 et 70 centimètres (1 à 3,5 kilos),
- l'alose feinte, Alosa fallax, de plus petite taille, entre 30 et 50 centimètres( 0,4 à 1,5 kilo)
La reproduction en rivière a lieu en juin, lorsque la température de l'eau dépasse 18°C. La ponte a lieu de nuit, près de la surface, dans des secteurs assez profonds et au courant soutenu à vif, et se manifeste bruyamment. Les oeufs très nombreux et de petite taille tombent rapidement parmi les interstices de graviers et sables du fond du lit en aval. L'incubation ne dure que quelques jours. La croissance des jeunes aloses est également très rapide, la migration d'avalaison des alosons vers l'estuaire intervenant vers la fin de l'été.
Après une croissance sur le plateau continental et en zone littorale, la remontée en eau douce se déroule d'avril à juin. Les aptitudes limitées des aloses au franchissement des obstacles expliquent leur raréfaction. Subsistent néanmoins dans la Manche de bonnes populations sur les cours d'eau de la baie des Veys,  la Vire et la Douve, sur lesquels les conditions de remontées ont été améliorées  ces dernières années par la réalisation de passes à poissons adaptées aux capacités de franchissement des aloses. Une importante passe de 10 bassins successifs ont été réalisée au barrage des Claies-de-Vire à la Meaufle en aval de Saint-Lô.

mardi 28 septembre 2010

Les poissons ...


L'ANGUILLE  EUROPENNE

Elle représente plus de la moitié de la biomasse de nos cours d'eau.
L'anguille européenne se re produit dans les profondeurs de la mer des Sargasses au nord-est des Antilles. A  l'éclosion, les larves remontent dans les eaux superficielles et sont amenées par le courant de dérive nord-atlantique jusqu'aux côtes européennes. Elles se métamorphosent alors en civelles avant de remonter  en eau douce de janvier à mai. Devenues "anguillettes" , elles poursuivent leur migration vers l'intérieur des terres puis deviennent "anguilles jaunes", généralement considérées comme sédentaires. La croissance est assez lente l'alimentation étant éssentiellement à base d'invertébrés aquatiques et très peu activé en dessous de 10 °C . Elle se termine par une seconde métamorphose qui voit la transformation de l'anguille jaune en"anguille argenté", migratrice. A ce stade, plus précoce chez les mâles (4 à 6 ans) que chez les femelles (6 à 8 ans). Les adultes repartent vers la mer en fin d'été pour s'y reproduire. Cependant, certains sujets qui ne connaissent pas de maturation, vieillissent en eau douce, atteignant des tailles voisines de 1 mètre. Dans le département de la Manche, l"anguille est partout présente, souvent abondante, sauf en amont des grands barrages infranchissables de la Sélune. Sa raréfaction au plan national et international préocupe de plus en plus les biologistes.

mercredi 15 septembre 2010

Les poissons ...

SAUMON
Par eaux basses, il est alors assez facile de repérer ces larges taches claires de galets fraîchement travaillés par les saumons sur les têtes de radiers de la basse Sélune, de la Sée depuis Les Cresnays jusqu'à Chérencé-le-Roussel, sur lla Sienne, entre Gavray et Hambye ou plus ponctuellement juste en aval de Cérences. Après la première année de croissance, les smolts de grands migrateurs vers la mer, libèrent les nurseries pour la cohorte émergente suivante. La dévalaison des jeunes saumons et précédée d'une transformation physiologique les préadaptant à la vie en eau salée.
C'est au cours de la phase terminale de la smoltification et durant leur descente que les smolts ont la faculté de mémoriser l'odeur de la rivière qu'ils vont quitter.
La durée du séjour en mer définit 3 types de saumons :
- les castillons petits saumons de l'hiver en mer, remontent en début de l'été et à l'automne(taille de 55 à70 centimètres)
- les saumons de 2 hivers de mer remontent surtout au printemps(taille de 75 à 85 centimètres)
- les grands saumons de 3 hivers remontent en début d'année(taille de 90 à 110 centimètres)
Plusieurs rivières du Sud Manche sont bien connues pour leurs saumons, Sée,Sélune et Sienne où un total de 300 à 400 captures sont réalisées chaque année par les pêcheurs à la ligne, soit 20% de prises nationales.le saumon et présent dans le Thar, petit fleuve côtier entre Avranches et Granville, ainsi que la Saire et la Vire où les efforts entrepris pour le rétablissement des migrations commencent à porter leurs fruits.

vendredi 10 septembre 2010

Les poissons ...

LE BAR
Capturé au filet, au chalut ou à la ligne, ce poisson carnassier, très recherché par les professsionnels, est parfois pêché à terre avec des lignes de fond.
Le bar , qu'on appelle Loup en Méditerranée, est un poisson d'eaux côtières et est un prédateur. Il aime les petits poissons et les crustacés. Dans la journée il chasse prés de la surface notamment le hareng. Doté d'un trés bon odorat, aprés une tempête il vient aussitôt chasser prés des côtes. Il aime les eaux peu profondes. Un autre bar complète la famille, le bar moucheté. Plus petit, il se diférencie de ses frères par ses grands yeux, son dos bleuté et une silhouette moins élancée. Le bar porte sur le dos 2 dorsales dont la première est une arme défensive (épineuse).
Taille maximale : 1 m
Durée de vie : 15 ans
Période de frai : Mai, Juin
Poids maximum : 9-12 Kg (1,5 Kg en moyenne)
Implantation
Le bar commun (Dicentrarchus labrax) se distribue dans les eaux du plateau continental du nord-est atlantique entre le 30ème et le 70ème degré de latitude nord, du Maroc au nord de la Norvège, ainsi qu'en Méditerranée et en Mer Noire.
Mode de vie
Le bar est un animal au comportement souvent grégaire.
De régime carnassier, il affectionne aussi bien les estuaires que les secteurs de pleine eau, fréquentant alternativement les secteurs sableux et rocheux. Grand amateur de poissonnets il ne dédaignera pas crustacée et coquillages.
La femelle pond les oeufs par paquets. Ils dérivent avant d'éclore une semaine plus tard. En garndissant, l'instinct grégaire forme les bancs et favorise l'apprentissage de la chasse.
Pêche
L'automne et le début de l'hiver sont la bonne époque pour prendre les gros bars sur les plages. Ces carnassiers, ont besoin de prendre des forces avant la période de frai. Ils n'hésitent pas à s'aventurer dans les premiers rouleaux pour se nourir.
L'appétit des bars est d'autant plus aiguisé que la mer est agitée par un fort vent.
Pour pêcher le bar, le surfcasting est bien indiqué. Avec une canne de surfcasting de 3m50 équipée d'un moulinet à tambour fixe, on utilise un fil de 35/100 et un hameçon de 1/0 à 4/0. Pour ce qui est du lest, utilser un plomb de 80g. L'appât peut être du crabe mou, le vers, du calmar ou de la sardine. Pour pêcher à contre marée, utiliser un plomb grapin lourd (500g ?)
Sur les côtes charentaises, il se pêche au lancer avec une cuiller lestée de 40 gr, ou avec une "mitraillette". Au large la pêche à la traine donne de bons résultats.
Attention : Il existe une taille légale de capture
Méditérranée : 25 cm
Atlantique : 36 cm
Mer du Nord : 36 cm
Manche : 36 cm